Je ne vous cache pas mon trouble en découvrant cet hymne magnifique qui traduit la souffrance du peuple kabyle et sa recherche de reconnaissance dans ce pays qu'est l'Algérie. sommets_du_Djurdjura

Kker a mmi-s umazigh !
I tij nnegh yuli-d,
Atas ayag' ur -t-zrigh,
A gma nnuba nnegh tzzid.

A zzel an-as i Masinisa :
T amurt is tukwi-d ass a,
Win ur nebgh' ad iqeddem,
Argaz ssegnegh yif izem.

In-as, in-as i-Yugurta :
Arraw-is ur-t-ttunn-ara,
Ttar ines d-a-t-id-rren,
Ism-is a-t-id-sekfen.

I Lkahina Icawiyen
A tin is ddan irgazen
I n-as ddin i-gh-d-gga
Di laâmer ur-ten-tett'ara.

S umeslay nnegh annili,
Azekka ad yif idelli,
Tamazight atgem atternu,
D asalas bwemteddu.

Seg durar durar id tekka tighri,
S amennugh nebda tikli,
Tura,tur'ulac akukru,
Annerrez wala anneknu.

Tamurt L-Lezzayer aâzizen
Fellam annefk idammen,
Igenni-m yeffegh-it usigna
Itij-im d lhuriya.

A lbaz n tiggureg yufgen,
Siwd sslam i watmaten,
Si terga Zeggwaght ar Siwa,
D-asif idammen a tarwa
.

Je ne peux vous le traduire en breton, n'ayant jamais appris ma propre langue.Autrefois, il était interdit de parler breton, mes grands parents nés respectivement, Auguste 1998, marcelle 1902, Marie-Marguerite 1907 et Françis 1906, ne l'ont jamais parlé quelques mots certes, mais certainement pas couramment.

Debout fils d'Amazigh !
Notre soleil s'est levé,
Il y a longtemps que que je ne l'avais vu,
Frère, notre tour est arrivé.

Cours dire à Massinissa :
Que son pays est aujourd'hui réveillé,
Quand à celui qui ne veut pas avancer,
Qu'un seul de nous vaut plus qu'un lion.

Dis, dis à Yugurtha :
Que ses enfants ne l'ont pas oublié,
Qu'ils le vengeront,
Qu'ils déterreront son nom.

A la Kahina des Chaouis
Qui a guidé les hommes,
Dis :"le pacte qu'elle nous a laissé",
Jamais nous ne l'oublierons.

Nous vivrons avec notre langue,
Demain sera meilleur qu'hier,
Le berbère croîtra et prospérera,
C'est le pilier du progrès,.

Des monts est venu l'appel,
Nous sommes partis pour le combat.
Maintenant, maintenant plus d'hésitation,
Nous briserons mais nous ne plierons pas.

Algérie bien aimée,
Pour toi, nous verserons notre sang,
Ton ciel s'est éclairé,
au soleil de la liberté.

Ô faucon, volant en liberté,
Salue bien nos frères.
De Rio de Oro à Siwa,
Enfants, le même sang nous unit.

Mes frères du monde, gardez cette authenticité qui est la vôtre et  qui vous a permis d'exister encore aujourd'hui dans votre Kabylie et dans cette Afrique du Nord si malheureusement méconnue !