samedi 15 décembre 2007
Idir ou la reconnaissance du berbère
Le berbère pour être «Un Algérien à part entière et non plus entièrement à part».
«Txilek elli yi n taburt a vava invba / ccencen tizebgatin im a yelli ghriba» («Je t’en prie, père Inouba, ouvre-moi la porte/ O fille Ghriba, fais tinter tes bracelets»). Ce refrain de la chanson kabyle «A Vava Inouva» a fait le tour du monde, au début des années 70. Mais seuls les quelque 12 millions de Berbères dispersés dans l’Afrique septentrionale et saharienne ont pu comprendre le sens de ces paroles. Cette chanson est pourtant devenue un «tube» international. Son auteur, le jeune Algérien Hamid Cheriet, a choisi le pseudonyme Idir («Il vivra» en kabyle). «A l’époque des grandes épidémies, on prénommait ainsi les nouveaux-nés pour conjurer le sort. Je l’ai choisi en pensant à ma culture, que je sentais menacée», dit-il.
Essentiellement concentrés dans les montagnes du Maroc et de l’Algérie, les Berbères parlent chaoui, chleuh, kabyle, mzab, rifain, shawiya, tshalhit, touareg, targui, tarifit, autant de dialectes du tamazight, leur langue maternelle, qui n’est reconnue comme nationale qu’au Niger et au Mali.
Il revendique trois langues pour l’Algérie: l’arabe, le berbère et le français. «Je souhaiterais que l’Algérie tienne compte de ceux qu’elle a vu vivre sur sa terre, de ceux qui l’aiment et qui veulent la construire quelles que soient leurs origines, leur langue ou leur religion. L’islam n’a pas à être une religion d’Etat. La religion, c’est pour les croyants et non pour les gouvernements. L’arabe n’a pas à avoir un statut privilégié, sous prétexte qu’il est la langue sacrée du Coran. A plus forte raison l’arabe classique, langue aseptisée que le peuple ne comprend pas. Aucune langue n’est plus légitime qu’une autre, même si le berbère est chronologiquement la plus ancienne. Le hasard de l’histoire a installé ces trois langues sur cette terre. Elles doivent y rester».
lundi 26 novembre 2007
le peintre Tahar Abdelkrim
mardi 7 août 2007
Idir
chanson Idir : A Vava Inouva 
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi.
Le vieux enroulé dans son burnous
A l'écart se chauffe
Son fils soucieux de gagne pain
Passe en revue les jours du lendemain
La bru derrière le métier à tisser
Sans cesse remonte les tendeurs
Les enfants autour de la vieille
S'instruisent des choses d'antan
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi
La neige s'est entassée contre la porte
L'"ihlulen" bout dans la marmite
La tajmaât rêve déjà au printemps
La lune et les étoiles demeurent claustrées
La bûche de chêne remplace les claies
La famille rassemblée
Prête l'oreille au conte
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi








